C’ est souvent après un incendie, des dommages causés par l’eau ou un vol que les assurés estiment avoir sous-estimé la valeur de leurs biens. De plus, il peut être difficile de dresser une liste précise des biens détruits ou volés lorsque vous êtes dans une situation stressante après une catastrophe. Voici deux précautions à prendre avant de souscrire une police d’assurance habitation.
1. Inventaire de votre bien
Les années passent, les objets s’accumulent. On se surprend à retrouver des équipements oubliés au fond d’un placard ou des vêtements qui n’ont pas vu la lumière du jour depuis belle lurette. Réaliser un inventaire complet paraît fastidieux, mais c’est le seul moyen d’avoir une idée claire de la valeur réelle de ce que l’on possède. Quelques points d’attention s’imposent pour mener cet exercice :
- Une fois la liste dressée, rangez-la dans un endroit sécurisé, hors de chez vous si possible. Ce serait dommage que votre inventaire parte en fumée lors d’un sinistre.
- Pensez à la mettre à jour chaque année. Un nouvel achat, comme une piscine, un animal de compagnie ou un système home cinéma, peut changer la donne. À chaque changement notable, contactez votre représentant en assurance dommages pour vous assurer que votre contrat correspond toujours à votre situation.
- Les compagnies d’assurance fournissent souvent des formulaires pour faciliter la tâche. Profitez-en pour structurer votre inventaire.
2. Déterminez la valeur de votre maison
La tentation est grande de se fier au prix d’achat ou à la valeur municipale, mais ce n’est pas la bonne référence pour fixer le montant de votre assurance habitation. Ce qui compte, c’est le coût de reconstruction à neuf. Pour établir une couverture adaptée, il convient de prendre en compte plusieurs paramètres :
- Calculez le montant à assurer sur la base des frais de reconstruction actuels. Demandez-vous : si je devais rebâtir ma maison aujourd’hui, combien cela coûterait-il réellement ?
- N’oubliez pas les frais annexes. En cas de dégâts d’eau, par exemple, il faudra assumer le nettoyage, la plomberie, la décontamination, la déconstruction, et pas seulement la reconstruction.
- Prenez en considération les transformations réalisées au fil du temps : rénovation de la cuisine, création d’une véranda, travaux d’amélioration esthétique… Chaque évolution influe sur la valeur de remplacement.
- L’âge du bâtiment entre aussi en jeu. Les matériaux utilisés à l’époque de la construction peuvent différer de ceux employés aujourd’hui, et cela peut peser lourd dans le calcul global.
L’idéal ? Faire appel à un évaluateur professionnel pour obtenir une estimation rigoureuse. Dans la réalité, solliciter cette expertise tous les cinq ans permet de garder une protection réellement adaptée à la valeur de votre bien.
Mis à jour le 18 août 2014 par La Chambre de l’Assurance de dommages Cliquez ici pour voir l’article original


