Rénover un appartement à Bruxelles ne se limite pas à repeindre les murs ou changer les sols. L’installation électrique constitue un volet essentiel, souvent oublié ou mal anticipé, alors qu’elle conditionne la sécurité, le confort et la conformité du logement. Une rénovation électrique bien planifiée permet d’éviter les mauvaises surprises, de respecter le RGIE et d’assurer la pérennité du réseau domestique. Voici comment organiser efficacement cette étape clé d’une rénovation.
Pourquoi l’électricité est-elle prioritaire lors d’une rénovation ?
Dans un appartement ancien, le réseau électrique est souvent obsolète : câbles vétustes, absence de mise à la terre, prises insuffisantes ou protections inadéquates. Le Règlement général sur les installations électriques (RGIE) impose pourtant des normes strictes pour garantir la sécurité des occupants et la fiabilité du réseau. C’est pourquoi la rénovation électrique doit être pensée dès la phase de conception du projet.
À Bruxelles, ElamElec accompagne les propriétaires et les architectes dans la planification des travaux électriques, du diagnostic initial à la réception de conformité, en tenant compte des exigences du RGIE et de la configuration propre à chaque bâtiment.
Étape 1 : réaliser un diagnostic complet de l’installation existante
Avant de commencer les travaux, il est indispensable d’évaluer l’état de l’installation actuelle. Un diagnostic électrique permet d’identifier les points à corriger : fils dénudés, tableau dépassé, absence de différentiel 30 mA, ou circuits mal répartis. Ce bilan est essentiel pour déterminer s’il faut simplement remplacer certains éléments ou refaire entièrement le câblage.
Lors de cette étape, l’électricien dresse également les schémas unifilaires et de position, documents exigés lors du contrôle de conformité. Une inspection préalable par un professionnel agréé évite les oublis coûteux et garantit que la rénovation respecte les normes en vigueur.
Étape 2 : concevoir le nouveau plan électrique
Une fois le diagnostic établi, il faut concevoir le plan de l’installation électrique en fonction de l’usage du logement et de la disposition des pièces. Cette étape consiste à définir :
- le nombre de circuits (éclairage, prises, électroménager, chauffage) ;
- l’emplacement du tableau électrique et des boîtes de dérivation ;
- la puissance nécessaire selon les besoins (équipements de cuisine, lave-linge, etc.) ;
- le positionnement des prises et interrupteurs selon les normes ergonomiques.
Le plan doit concilier confort, esthétique et sécurité. Par exemple, il est conseillé de prévoir plus de prises dans les pièces de vie, et d’éviter les rallonges ou multiprises qui peuvent surcharger le réseau.
Étape 3 : respecter les obligations du RGIE
Le RGIE fixe les exigences techniques à respecter pour toute nouvelle installation ou rénovation complète. Les principales obligations concernent :
- la présence d’un disjoncteur différentiel 300 mA en tête d’installation, et d’un 30 mA pour les pièces d’eau ;
- la mise à la terre de toutes les prises et circuits ;
- le repérage clair des circuits sur le tableau électrique ;
- la protection des câbles dans des gaines ou conduits adaptés ;
- la limitation du nombre de points d’utilisation par circuit.
Une installation non conforme ne pourra pas obtenir de certificat de conformité, document indispensable en cas de vente ou de contrôle officiel.
Étape 4 : coordonner les travaux avec les autres corps de métier
Dans un projet de rénovation complète, plusieurs métiers interviennent : maçon, plombier, peintre, menuisier… Il est donc essentiel de planifier la partie électrique en amont pour éviter les retards ou les modifications imprévues. Les travaux électriques doivent être réalisés avant les finitions (plafonnage, carrelage, peinture), afin d’encastrer les conduits et les câbles proprement.
La coordination avec le chauffagiste ou le plombier est également importante, notamment pour les zones humides (cuisine, salle de bains), où les règles de sécurité sont plus strictes. Une bonne organisation permet de limiter les interventions successives et de réduire le coût global du chantier.
Étape 5 : réaliser les travaux électriques
Une fois le plan validé, l’électricien procède à la rénovation proprement dite. Les travaux consistent à :
- déposer les anciens câbles et boîtiers défectueux ;
- poser de nouveaux conduits et câblages sous gaine ;
- installer un tableau électrique moderne avec disjoncteurs modulaires ;
- raccorder la mise à la terre et les protections différentielles ;
- vérifier la conformité des prises, luminaires et interrupteurs.
Chaque circuit est testé avant la remise sous tension pour garantir un fonctionnement sûr. L’installation doit être parfaitement documentée avec des plans et repères précis.
Étape 6 : faire contrôler l’installation par un organisme agréé
Après la fin des travaux, un contrôle de conformité est obligatoire. Ce contrôle est effectué par un organisme agréé (Vinçotte, BTV, AIB-Vinçotte, OCB…) qui vérifie :
- la conformité du tableau et des protections ;
- la continuité de la mise à la terre ;
- la validité des schémas électriques ;
- la présence du différentiel 30 mA pour les circuits d’eau.
Si tout est conforme, un certificat de conformité valable 25 ans est délivré. En cas d’anomalies, le propriétaire dispose d’un délai de 12 à 18 mois pour corriger les problèmes et repasser le contrôle.
Étape 7 : anticiper les besoins futurs
Lors d’une rénovation, il est judicieux de prévoir les besoins électriques à long terme : ajout d’appareils électroménagers, bornes de recharge, climatisation, ou domotique. Prévoir des circuits réservés ou des conduits supplémentaires évite de devoir rouvrir les murs dans quelques années.
Les installations modernes privilégient également les prises RJ45 pour internet, les éclairages LED basse consommation et les systèmes de gestion intelligente de l’énergie. Une planification bien pensée améliore à la fois la sécurité et le confort au quotidien.
Coût moyen d’une rénovation électrique à Bruxelles
Le coût d’une rénovation dépend de la superficie, de la complexité du réseau et du matériel choisi. Voici une estimation moyenne observée à Bruxelles :
| Type de logement | Prix moyen (TVAC) |
|---|---|
| Studio ou petit appartement | 2 000 à 3 000 € |
| Appartement 2 chambres | 3 000 à 4 500 € |
| Appartement 3 chambres | 4 500 à 6 000 € |
| Rénovation complète avec domotique | 6 000 à 9 000 € |
Ces montants incluent la main-d’œuvre, le matériel, la mise à la terre et le contrôle final. Un devis détaillé est toujours conseillé avant le lancement des travaux.
Conseils pratiques pour bien planifier sa rénovation
Quelques précautions permettent d’éviter les erreurs courantes lors d’une rénovation électrique :
- faire réaliser un diagnostic complet avant de démarrer ;
- choisir du matériel certifié CE et adapté au RGIE ;
- prévoir suffisamment de circuits pour éviter la surcharge ;
- garder une copie de tous les plans et certificats ;
- faire appel à un électricien agréé plutôt qu’à un entrepreneur général.
Une rénovation bien planifiée, menée par un professionnel expérimenté, garantit un logement plus sûr et conforme pour les décennies à venir.
En résumé
La rénovation électrique d’un appartement à Bruxelles demande une préparation rigoureuse et une bonne coordination avec les autres corps de métier. Du diagnostic initial au contrôle final, chaque étape doit respecter les exigences du RGIE pour assurer la sécurité et la conformité du logement. Faire appel à un électricien agréé permet de bénéficier d’un accompagnement complet, adapté aux particularités du bâti bruxellois et aux attentes des propriétaires modernes.


