En 2025, la catégorie SUV enregistre une progression de plus de 7 % sur le marché européen, portée par un basculement rapide vers les motorisations hybrides et électriques. Certaines marques historiques cèdent du terrain face à de nouveaux acteurs ou à des modèles repensés, tandis que les exigences réglementaires bouleversent le classement établi.
Le rapport entre prix et équipements influence désormais autant le volume des ventes que la réputation de fiabilité ou le design. Des écarts notables apparaissent selon les pays, mais quelques modèles dominent invariablement les statistiques à l’échelle continentale.
Le marché des SUV en Europe en 2025 : chiffres clés et grandes tendances
Le SUV a conquis l’Europe, s’affichant comme la silhouette dominante sur les routes. Cette année, Jato Dynamics dévoile un chiffre sans appel : 59 % des voitures neuves vendues en Europe sont des SUV, écrasant désormais les berlines (3,5 %) et reléguant citadines et compactes à 23,9 %. En France, la tendance ne faiblit pas, avec une part de marché de 52 % pour les SUV, alors même que les immatriculations globales reculent.
Dans ce paysage en mouvement, les SUV compacts et urbains s’imposent sans forcer, emmenés par des modèles comme le Volkswagen T-Roc, le Peugeot 2008 ou le Toyota Yaris Cross. Les versions hybrides et électriques s’installent à grande vitesse, stimulées par la pression réglementaire et l’envie croissante d’une mobilité plus sobre. Désormais, l’offre s’étire de l’essence au diesel, en passant par l’hybride, l’hybride rechargeable, l’électrique et même le GPL.
Volkswagen, Peugeot, Renault ou BMW tiennent encore solidement la rampe, mais le décor évolue. Les marques chinoises, BYD en tête, avancent à grands pas, proposant des SUV électriques à la fois technologiques et agressifs sur les tarifs. Stellantis, leader régional, cède un peu de terrain (15,3 % en 2025 contre 16,7 % en 2024) : la concurrence s’intensifie. Le jeu se concentre désormais sur la valeur perçue, l’innovation et la capacité à répondre aux nouvelles attentes en matière de mobilité responsable.
Quels critères privilégier pour choisir le SUV idéal cette année ?
Face à l’abondance de l’offre, mieux vaut clarifier ses priorités. Le tarif d’entrée varie du simple au quintuple, de 19 990 € pour un Dacia Duster à plus de 90 000 € pour les mastodontes BMW X5 ou Audi Q7. À ce prix, on paie la technologie, la puissance, la finition, mais aussi le prestige du badge. Reste à vérifier si l’investissement colle à l’usage quotidien et au niveau de confort recherché.
Côté motorisations, chacun doit trancher selon ses besoins. Essence, diesel, hybride simple ou rechargeable, électrique, GPL : tous les modèles n’offrent pas les mêmes possibilités. Par exemple, le Dacia Duster cumule essence, diesel et GPL. Le Peugeot 2008 propose essence, hybride et électrique. Chez BMW, le X3 conjugue essence, diesel, hybride rechargeable, électrique. Hyundai Tucson, lui, mise sur l’hybride. Mais choisir l’électrique suppose d’évaluer le réseau de recharge, les contraintes d’utilisation et la fiscalité locale.
L’espace à bord reste décisif. Volume de coffre, sièges rabattables, agencement intérieur, confort des assises, accès : chaque détail compte, surtout pour les familles. Un coffre généreux et modulable fait la différence lors des départs en vacances ou au quotidien.
Pour beaucoup, le rapport qualité/prix guide le choix. Dacia Duster et Peugeot 2008 tirent leur épingle du jeu grâce à leur équilibre entre prestations et tarifs. Hyundai Kona et Renault Captur jouent la carte technologique à coût contenu. À l’opposé, les modèles premium parient sur la finition, la technologie et le raffinement. L’important : viser le juste compromis, sans se laisser séduire par le superflu.
Classement 2025 : les SUV les plus vendus et ce qui fait leur succès
Sur le podium 2025, les SUV compacts tiennent le haut du pavé. Le Volkswagen T-Roc décroche la première place en Europe avec 141 388 ventes sur les huit premiers mois de l’année. Juste derrière, le Volkswagen Tiguan (125 608), la Toyota Yaris Cross (124 821) et le BMW X1/iX1 (123 494) trustent les sommets. Le Dacia Duster (121 827) confirme son statut de SUV populaire et accessible, tandis que le Peugeot 2008 (119 299) reste une valeur sûre sur le marché français comme européen.
Voici les modèles qui s’imposent dans les statistiques européennes :
- Volkswagen T-Roc : 141 388 unités
- Volkswagen Tiguan : 125 608 unités
- Toyota Yaris Cross : 124 821 unités
- BMW X1/iX1 : 123 494 unités
- Dacia Duster : 121 827 unités
- Peugeot 2008 : 119 299 unités
Derrière ces chiffres, on retrouve des recettes éprouvées : prix attractif, polyvalence, technologie embarquée. Les T-Roc et Tiguan profitent de l’aura Volkswagen et de leur vaste réseau. La Yaris Cross illustre l’engouement pour les hybrides urbains, adaptés aux attentes de sobriété et d’agilité. Le BMW X1, aussi proposé en version électrique (iX1), illustre le virage premium électrifié. Le Duster, sans esbroufe, continue de séduire un public attaché à la simplicité et à l’efficacité. L’ascension du Hyundai Tucson, du Kia Sportage et du Nissan Qashqai confirme la place solide des constructeurs asiatiques dans les choix des automobilistes européens.
Rapport qualité/prix, technologies, motorisations : comment les modèles phares se démarquent vraiment
En Europe, le rapport qualité/prix reste le nerf de la guerre sur le segment SUV. Le Dacia Duster s’offre à partir de 19 990 €, une rareté sur un marché où les prix s’envolent : le Peugeot 2008 débute à 24 100 €, le Hyundai Tucson à 37 750 €, tandis que le BMW X3 réclame au moins 64 950 €. Chez Audi, le Q7 franchit la barre des 97 000 €.
Mais le tarif ne fait pas tout. La palette de motorisations compte tout autant. Essence, diesel ou GPL, mais aussi hybridation (simple, rechargeable ou complète) et électrique : chacun ajuste sa gamme pour coller à la demande. Le Peugeot 2008 propose toutes les alternatives, tandis que le BMW X3 et le Hyundai Kona multiplient les versions hybrides ou 100 % électriques. Les hybrides rechargeables, à l’image du BYD Seal U, séduisent de plus en plus, misant sur une autonomie accrue et des coûts d’usage réduits.
Le confort intérieur n’est plus l’apanage du premium. Coffres généreux, sièges modulables, équipements connectés, climatisation tri-zone, voire systèmes audio premium et toit ouvrant panoramique sont désormais accessibles dès le milieu de gamme. Peugeot et Hyundai, par exemple, n’hésitent pas à réduire l’écart avec les références haut de gamme. Les best-sellers ne se contentent plus de surfer sur la mode SUV : ils marient accessibilité, technologies utiles et adaptabilité, pour répondre à l’éventail des usages d’aujourd’hui.
Le marché des SUV, loin de se figer, impose sa cadence et redistribue les cartes. Face à cette diversité, l’automobiliste européen n’a jamais eu autant de libertés… ni d’exigences. Reste à savoir quels modèles sauront, demain, transformer l’essai et s’installer durablement dans le paysage roulant du continent.



